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LE MOT DU MAIRE

 

Cette pandémie vaut bien un ABECEDAIRE sans doute.


Angoisse : celle de l’avenir, même à court terme, sur lequel planent de sombres nuages : n’est-ce pas la troisième épidémie en quelques années ? A quand la prochaine ? A moins que « covid 19 » ne s’invite à nouveau toujours plus virulent avant même que les chercheurs n’aient trouvé un vaccin.
Confinement : le moyen le plus efficace de vaincre le virus, à la portée de tous : RESTONS CHEZ NOUS.
Environnement : la confirmation si toutefois on pouvait encore en douter que l’homme est bien le pollueur de la planète : on entend les oiseaux chanter !! L’impact carbone a baissé de 70% !! Les Parisiens redécouvrent la voûte céleste … pour mieux vivre le confinement!!
Europe : elle a une occasion unique d’afficher (enfin) une solidarité sans faille de tous ses Etats face à la pandémie. Le virus tuera t-il l’Europe ou l’inverse ?
Héroïsme : celui de tous les soignants, quel que soit leur lieu d’exercice, en surcharge de travail, exposés aux risques et confrontés quotidiennement à la mort.
Incertitudes : faut-il généraliser le port du masque ? Comment se les procurer ? Les tests sont-ils vraiment fiables ? Le principe de l’immunisation fonctionne t-il avec ce virus ?
Inégalités devant le confinement, suivant que vous êtes à la campagne ou en ville, que vous habitez dans un pavillon avec jardin ou un appartement avec famille nombreuse, sans même un balcon.
Inégalités encore : de nos chères têtes blondes devant leurs devoirs d’école à la maison par rapport à l’accès au numérique, par rapport aux possibilités d’accompagnement des parents.
Injustice : pendant que des personnes, les soignants, luttent jusqu’à épuisement contre le virus, d’autres personnes tentent un départ en vacances juste le temps du confinement.
Insupportable : on redoute une augmentation de la maltraitance envers les enfants et des violences faites aux femmes. A chacun de nous d’adopter un comportement citoyen en dénonçant les bourreaux.
Liberté : nous ne la mesurons jamais autant que lorsque nous en sommes ne serait-ce qu’en partie privés.
Parallèle : avec la dernière épidémie de peste en 1720 venue du sud de la France et qui atteignit Allègre. A consulter : le très bel article de René Bore, historien local, sur le site de la mairie.
Puissance d’un virus qui défie les Grands de ce monde, fait plonger les bourses, bouleverse les calendriers, met à genoux les économies : mêmes les puissants ne sont que poussières.
Recentrage : sur les valeurs essentielles d’humanisme vite oubliées quand tout va bien (en apparence) : solidarité, fraternité, civisme, gratitude…
Reconstruction : se servir de cette douloureuse expérience pour construire un monde nouveau de respect où aucun individu ne sera laissé au bord du chemin sous prétexte de profits et de puissance.
Redéploiement pour rééquilibrer l’activité en France au profit des campagnes devenues le temps d’une crise un lieu de refuge. Le temps d’une crise seulement, ce serait dédaigneux et très inconvenant. 80% du territoire national ne deviendra quand même pas une vaste réserve destinée à la villégiature et à la préservation de l’espèce humaine.
Relocalisation : la dramatique pénurie de masques et autres respirateurs confirme qu’Il faut bien vite rapatrier en France la fabrication de multiples produits de première nécessité : on créera des emplois et on agira en faveur de l’environnement.
Renforcement des services de l’Etat, en particulier la santé et l’éducation. Et si le virus avait fait exploser en plein vol la honteuse barre des 3% de déficit public à ne pas dépasser ?
Retrouvailles des familles confinées autour de l’essentiel : le cocon familial, les échanges, les plaisirs simples (cuisiner, jouer ensemble…) Mais malheureusement ça ne se passe pas toujours ainsi.
Solidarité des Français plus ingénieux les uns que les autres pour apporter leur pierre à l’édifice.


VIVEMENT LE BOUT DU TUNNEL !

 2020-04-10 Gilbert Meyssonnier