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La rénovation de la mairie

Présentation générale

Le 10 janvier 2011, a débuté la rénovation du bâtiment de la mairie.

  • Un projet nécessaire

Cette rénovation s'imposait : plusieurs locaux ne remplissaient plus l'usage pour lequel ils avaient été conçus (par exemple, le logement du percepteur avait été transformé en bureaux) ou de nouveaux besoins avaient tant bien que mal trouvé place dans des locaux conçus pour une autre fonction (par exemple, la bibliothèque ou le local des Aînés). Le bâtiment avait vieilli : isolation inexistante, huisserie et zinguerie hors d'état et demandant une réfection profonde, obligation de respecter les normes d'accessibilité à partir de 2015, etc.

La question du choix entre une réhabilitation et une construction neuve s'est alors posée. Plusieurs arguments ont fait pencher la balance en faveur de la première solution : dans la seconde, la mairie aurait été excentrée et la charge foncière serait, de toute façon, venue accroître la charge d'une opération dont rien ne dit qu'elle aurait eu, en elle-même, un coût moindre. Mais, surtout, il est apparu aux responsables de la municipalité qu'il était important, au moment où plusieurs commerces se sont déplacés vers des lieux plus plats et plus accessibles, de conserver cet équipement public au centre du bourg. On comprend aisément que des activités, des commerces quittent le centre-bourg pour des lieux plus adaptés à leur activité ; mais une mairie n'est pas un bâtiment comme les autres : elle se doit de participer à la vie de la cité, de contribuer à son animation et, donc, d'être au cœur de celle-ci.

  • L'itinérance de la mairie à travers Allègre

Ce n'est pas la première fois que la mairie déménage. Pendant longtemps, les mairies n'avaient pas de siège propre et étaient hébergées chez les maires qui, à l'époque, étaient nommés ; dans un Etat fortement centralisé comme l'était la France du 19ème siècle, cela suffisait. Mais la IIIème République fit voter, en 1884, la première loi de décentralisation qui développa sensiblement le poids des affaires dont la gestion relevait désormais d'assemblées élues au suffrage universel direct. Elle insista aussi sur la nécessité, pour les communes, de disposer d'une maison commune, au nom de la distinction entre le public et le privé qui est un des fondements du régime républicain et qui est à l'origine de cette idée que les affaires publiques se traitent en un lieu public. De cette époque datent donc, le plus souvent, la construction de mairies de facture classique, voire monumentales, ou, plus rarement, leur installation dans une belle demeure (château ou demeure bourgeoise). Rapidement, la mairie est devenue l'endroit où l'on vient pour les actes importants de la vie : naissances, mariage, décès, où sont mis en œuvre les secours envers les plus faibles et la solidarité entre tous. C'est aussi le lieu où le peuple exerce un pouvoir acquis de haute lutte : celui de prendre les grandes décisions concernant sa propre vie, celui de désigner ses représentants qui exerceront la souveraineté en son nom et sous son contrôle ; c'est aussi le lieu où celles et ceux qu'il a désignés règlent, par leurs délibérations, les affaires de la commune. C'est, enfin, là que l'on garde la mémoire de cette vie locale.

Les communes rurales avaient peu de moyens. Le premier lieu où fut située la mairie d'Allègre semble bien avoir été la petite placette située place du Marchédial, dans un renfoncement, en-dessous de la chapelle des Pénitents (emplacement qui fut ensuite occupé par un lavoir municipal et aujourd'hui par un garage). Au début du 20èmesiècle,

un bâtiment fut construit en adjonction du cours complémentaire (aujourd'hui cantine de l'Ecole) qui abrita la mairie, mais aussi la justice de paix . Ensuite, la mairie fut transférée dans une

ferme située un peu plus haut dans la rue Baptiste-Marcet et installée sommairement ;

En 1958-1961 Photo Marius Raberin, ce bâtiment fut aménagé tel que nous le connaissons aujourd'hui par l'architecte Lacroix-Domange, du Puy (à noter que, pendant les travaux, le secrétariat de mairie fut installé au rez-de-chaussée de la maison Moullade, place de la Grande fontaine et la Justice de paix, ainsi que les archives dans la tour Est de la porte de Monsieur).

  • Le projet architectural

Pour le projet futur, un programme a été élaboré qui prévoit, sur la moitié de la surface, les bureaux de la mairie, y compris la salle du conseil, ensuite un pôle social comprenant, sur un peu plus du tiers de la surface, le bureau de l'assistante sociale, le local des Aînés, une salle pour la Banque alimentaire-Restos du cœur et l'hébergement d'indigents de passage et, enfin, une salle pour la bibliothèque équipée des médias modernes. Sur cette base une consultation publique d'architectes a été organisée, qui a permis le choix du cabinet Panthéon, de Chamalières (Puy-de-Dôme).   Le projet présente un bâtiment qui affirme simplement la monumentalité de l'édifice et son caractère républicain. Pas besoin de fioritures. La modernité est passée par là : au 21e siècle, on n'affirme plus la particularité d'un lieu par des décorations et par la richesse des matériaux. Malgré un bâtiment de départ banal, l'architecte a retourné le bâtiment, isolé le rez-de-chaussée (ce qui entraîne une économie d'un étage sur l'ascenseur obligatoire pour l'accueil des handicapés) et créé une entrée qui prépare à l'accès dans un lieu public. Le bâtiment répondra, en effet, à ces nouvelles normes ; le club des aînés, au rez-de-chaussée côté mont-Bar, se retrouvera en un lieu plus accessible qu'actuellement. Le projet a été « élagué » des éléments superflus afin d'en limiter au maximum le coût (par exemple, le système de chauffage est conservé ou les aménagements qui ne sont pas indispensables ont été supprimés). Le bâtiment est sobre ; il a pour ambition d'être fonctionnel et d'offrir à ceux qui y travaillent un cadre adapté. Il sera isolé thermiquement et répondra aux nouvelles contraintes imposées aux bâtiments publics en matière d'économies d'énergie et de développement durable.

Rénover la mairie n'est donc pas un projet anodin. C'est un projet civique et culturel (la présence de la bibliothèque en atteste), bref un projet politique, au sens premier du terme.

  • Le chantier

Après appel d'offres, les entreprises suivantes ont été retenues : Sarl Ampilhac et fils (maçonnerie : 89 495,17€ HT) ; Ph. Allemand (traitement de charpentes : 2 454,45) ; Philippe Chabanne (couverture-zinguerie : 15 751,13) ; MR Étanchéité (étanchéité : 2 424,75) ; Multi-façades (isolation extérieure : 24 244,75) ; Métallerie de l'Arzon (serrurerie : 33 979,10) ; Entreprises Chapuis-Philippe Chabanne (menuiseries ext. et int. bois : 73 681,40) ; Entreprises Chapuis-Philippe Chabanne (menuiseries ext. aluminium : 40 032,60) ; MPP (plâtrerie-peinture : 69 899,03) ; SARL Paul Billard (carrelage faïence : 25 503,01) ; Pierre Gimbert (sols souples : 15 010,56) ; SARL Auvergne Ascenseur (ascenseur : 14 400,00) ; Laurent-Jérôme Saintenac (plomberie-sanitaire : 12 223,06) ; Laurent- Jérôme Saintenac (chauffage-VMC : 40 931,41) ; Bruno Favier (électricité courants faibles : 43 124,36).

On remarquera que, bien que ce n'ait pas été un critère de sélection des candidatures, le chantier donnera du travail à plusieurs entreprises de la commune. On ne peut que se réjouir de l'effort qu'ont fait nos artisans pour être les moins-disant et de cette situation qui voit des entreprises locales bénéficier de la commande publique locale.

Le chantier devrait durer environ 15 mois. Pendant ce temps, l'ensemble des services qui étaient hébergés rue Baptiste-Marcet ont déménagé : les bureaux de la mairie proprement-dits, l'assistante sociale et la bibliothèque à la cure ; l'ADMR dans l'appartement situé au-dessus de La Poste ; le Club des Aînés dans la cantine de l'Ecole, où se dérouleront également les séances du conseil municipal et les mariages, le tout en dehors des heures de fonctionnement de la cantine qui continuera ses activités sans changement.

Pour assurer le bon déroulement des travaux et pour garantir la sécurité des piétons et des enfants scolarisés à l'Ecole laïque Jean-Macé, il a été décidé des restrictions à l'usage de la rue Baptiste Marcet par les véhicules automobiles : la circulation sera interdite les jours ouvrables, de 7h 30 à 18h00 ; le stationnement sera interdit sur toute la longueur de la rue Baptiste-Marcet, y compris aux carrefours avec la rue Porte de Monsieur et avec la rue du mont-Bar. Conformément au Code de la route, le stationnement des véhicules sera interdit sur ces croisements ; concernant celui de La Poste, les parents d'élèves ou les usagers de La Poste désirant stationner leur véhicule au-delà du temps d'une simple dépose-minute sont priés de se garer montée saint Martin.

Ces interdictions s'appliqueront à compter du 10 janvier et pour toute la durée du chantier.

Les plans peuvent être consultés ci-dessous (cliquez sur les plans pour les agrandir)

 

Plan d'ensemble

La courette dégagée par la démolition de la maison Destable, il y a une douzaine d'années, devient l'entrée de la mairie : si elle était la plus utilisée, elle n'était pas la plus solennelle. Apparence et réalité coïncideront donc désormais.
L'ascenseur, obligatoire en application de la loi sur le handicap, y trouve sa place (préoccupation économique) et, en même temps, contribue à structurer l'espace (préoccupation architecturale).
Du coup, cet espace perd son caractère indifférencié, un peu « à l'abandon ».

Le rez-de-chaussée, bas

Le niveau, indépendant du reste du bâtiment, est accessible par la rue Baptiste-Marcet. Il comprend le local du club des Aînés, ainsi qu'un local pour les Restos du Coeur/Banque alimentaire auquel est adjoint un office, ainsi que les locaux de la chaufferie.

L'aménagement de ces locaux est prévu en variante, c'est-à-dire qu'il ne sera réalisé que si le plan de finacement le permet. C'est donc à l'issue de l'appel d'offres, quand on connaîtra exactement  les ressources et le coût du projet qu'une décision sera prise.

Le rez-de-chaussée, haut

La salle du conseil ne bouge pas ; elle est légèrement agrandie.

En revanche, l'actuel secrétariat et les anciens locaux de la perception sont remplacés par la bibliothèque municipale. Nous avons tenu à ce que cet espace soit attractif, si l'on veut que les lecteurs (enfants, adultes, personnes âgées) aient plaisir à s'y rendre. C'est donc un espace doté d'une belle vue sur le bassin du Puy, bien éclairé et spacieux (en cas de besoin ponctuel, la salle du conseil peut être utilisée pour une extension). La mairie, institution de la République, a aussi pour fonction de développer le savoir, dont la fréquentation des bibliothèques est une composante à part entière.

Le 1er étage

L'ensemble des locaux de la mairie est transféré au 1er étage, où l'assistante sociale conserve son bureau (avec les Restos du cœur au RdCh, c'est la fonction solidarité de la mairie qui est affirmée). Les adjoints ont désormais un bureau chacun dans une salle où pourront également se dérouler des réunions à faible effectif. Un petit office et le local archives (éloigné de l'humidité du sous-sol) améliorent la fonctionnalité des lieux.

JLF 15 01 2011

  • Une question question posée par l'intermédiaire du Forum de discussion :


Moi, je voudrais savoir si la construction de la mairie va faire augmenter les impôts locaux"

Réponse : Merci d'avoir posé cette question qui nous donne l'occasion de vous répondre et de faire la mise au point suivante.

Une commune n'engage pas des dépenses à la légère : ses recettes et ses dépenses sont inscrites dans un budget voté en début d'exercice et qui est avant tout une prévision.

Si nous avons engagé les travaux de la mairie, c'est parce que nous savions que nous pourrions les financer sans augmenter les impôts (je vous rappelle qu'en 9 ans de mandat, notre équipe n'a augmenté les impôts qu'une seule fois, en 1996. Les augmentations que vous constatez sur votre avis d'imposition sont dues soit à l'augmentation de la valeur locative qui est revalorisée chaque année par le Parlement, soit à d'autres collectivités : Région, département, communauté de communes). La réponse à votre question est donc claire et nette : c'est NON.

Je vous signale aussi, contrairement à la rumeur qu'ont fait circuler certains esprits chagrins que notre projet a été reconnu par la Préfecture comme un projet bien dimensionné, économe et adapté à la situation de la commune. C'est pour cette raison que l'Etat le subventionne.

Sur le fond et les raisons pour lesquelles nous avons engagé ces travaux (locaux peu fonctionnels et ne respectant pas les normes d'accessibilité handicapés, absence d'isolation, locaux de la bibliothèque peu avenants, club des Aînés en étage), je vous renvoie à la présentation complète du projet ci-dessous.

Enfin, pour les tenants du « Yakafaucon », je précise que la transformation de l'actuelle école en mairie aurait été bien plus onéreuse (surfaces excessives, contraintes d'accessibilité plus importantes), sans compter que la construction d'une nouvelle école aurait encore surenchéri le coût de l'opération. De surcroît, nous avons pensé qu'il était important, quand nous le pouvons, de conserver des activités publiques au centre-bourg.

JLF 04 04 2011

  • Une question question posée par l'intermédiaire du Forum de discussion :


"Certains propagent des rumeurs sur le coût, voir le surcoût et des éventuelles malfaçons concernant la nouvelle mairie. Pouvez-vous apporter quelques éclairages à ce sujet ? "

 

Réponse : Bruits, rumeurs, mauvais esprit : une mise au point salutaire

"Malfaçons"

Dans la construction ou la rénovation d'un bâtiment, l'architecte, le maître d'ouvrage peuvent être appelés, au cours du chantier, à formuler aux entreprises des observations, ce qui est leur rôle.

En fin de chantier, dans le cadre de ce que l'on appelle le « parfait achèvement », on passe en revue toutes les imperfections d'exécution ; dans notre cas, elles seront limitées, l'architecte ayant parfaitement encadré le travail des entreprises, notamment au cours de réunions de chantiers hebdomadaires auxquelles participaient le maire et le 1er adjoint. Le but est qu'il y soit remédié au terme d'un processus parfaitement codifié, qui comprend différentes phases telles que « réception des travaux », « procès-verbal des réserves », « levée des réserves », etc.

Nous en sommes actuellement au stade de la réception des travaux, qui doit avoir lieu le 10 février. Il y aura, bien évidemment, comme dans toute œuvre humaine, des imperfections, (les « réserves »), auxquelles il sera remédié par la « levée des réserves ». C'est là un processus normal, et il n'y pas lieu de parler de malfaçons.

Une malfaçon, c'est une erreur grave. Par exemple, le bruit a couru, un moment, que « l'ascenseur ne rentrait pas dans la cage » : ça, c'aurait été une malfaçon.

Le problème, c'est que c'est faux : d'abord parce qu'il s'agit d'un monte-personnes qui, par définition, n'a pas de cage ; dans le cas d'espèce, il est situé dans un local largement dimensionné. Et puis, croyez-vous que les architectes, les bureaux d'études, les entreprises seraient assez bêtes pour commettre une pareille erreur ?

"Dépassements de coûts"

Là aussi, la vie d'un projet, peut amener, sur le chantier, à modifier, à la marge, ce qui avait été conclu dans le contrat passé avec les entreprises; cela peut, par voie de conséquence, amener des modifications du prix payé à l'entreprise, en plus ou en moins. Le rôle du maître d'ouvrage, en l'occurrence la mairie, est de veiller, au jour le jour (les réunions de chantier), à ce que les uns et les autres s'équilibrent; à la fin du chantier, on établit un bilan global.

Sur le chantier les modifications que nous avons autorisées s'équilibraient les unes les autres. Nous en sommes actuellement au stade de l'établissement du bilan global dont nous n'avons pas encore les chiffres précis, toutes les entreprises n'ayant pas établi la totalité de leur facturation (ce qui est normal puisque leurs prestations ne sont pas achevées).
Mais quelle que chose nous dit que les oiseaux de mauvais augure risquent d'en être pour leurs frais...

En réalité, il ya des gens qui parlent trop, et sans savoir. Il est, en effet, plus facile de se laisser aller à de sottes critiques, que ce soit pour trouver quelque chose à dire, ou animé d'une volonté de nuire, ou que sais-je encore ?

Ne perdons pas de vue la réalité : nous avons réalisé, avec la mairie, une rénovation de qualité pour un coût raisonnable (c'est le secrétaire général de la préfecture lui-même, qui voit passer beaucoup de dossiers, qui l'a dit). Cette réalisation nous permettra de recevoir les citoyens de la commune et les usagers des locaux (non seulement la mairie, mais aussi la bibliothèque, l'assistant social, la Mission Emploi, le club des Aînés, les Restos du cœur) dans des bureaux propres, clairs, dotés du confort nécessaire, accessibles aux handicapés, économes en énergie. Autrement dit : un beau projet !

Tout le reste n'est que fadaises. Alors, laissons les bavards jacasser ; on ne les empêchera pas...

JLF 08 02 2012

L'INAUGURATION DE LA MAIRIE


(30 juin 2012)

Allègre était en ébullition ce samedi 30 juin, à l'occasion d'une double inauguration, celle de sa mairie et de la médiathèque Germaine Tillion, deux belles réalisationsplacée sous la présidence de Robert Rouquette, secrétaire général de la Préfecture, sous-préfet de l'arrondissement, de Jean-Pierre Vigier, le nouveau député, de Jean Proriol, président de l'association des maires et de Marie-Agnès Petit, conseillère régionale et générale. .

Le résultat est là : une véritable réussite, un bâtiment clair, fonctionnel, où il est agréable, selon le cas, de se rendre, de se réunir ou de travailler, et qui donne une image dynamique de la commune.

Au cours de son allocution, le maire devait remercier, pour leur contribution financière à ce projet, l'Etat représenté par M. Rouquette, secrétaire général, sous-préfet de l'arrondissement, et le Conseil général, ainsi que les différents intervenants à ce chantier : le cabinet d'architecture Jean-François Panthéon et toute l'équipe de maîtrise d'œuvre, les entreprises, et enfin, les conseillers municipaux qui ont permis que ce projet se réalise, au 1er rang desquels, le 1er adjoint, Gilbert Meyssonnier, qui, a en outre, suivi de très près le chantier... sans oublier, cela ne surprendra personne ici, à Allègre, la secrétaire de mairie.

Cette rénovation s'imposait : plusieurs locaux ne remplissaient plus l'usage pour lequel ils avaient été conçus ou de nouveaux besoins avaient tant bien que mal trouvé place dans des locaux conçus pour une autre fonction. Le bâtiment avait vieilli : isolation inexistante, huisserie et zinguerie hors d'état et demandant une réfection profonde, obligation de respecter les normes d'accessibilité en 2015.

La question du choix entre une réhabilitation et une construction neuve s'est alors posée. Plusieurs arguments ont fait pencher la balance en faveur de la première solution : dans la seconde, la mairie aurait été excentrée et la charge foncière serait, de toute façon, venue accroître le poids d'une opération dont rien ne dit qu'elle aurait eue, en elle-même, un coût moindre. Mais, surtout, il est apparu aux responsables de la municipalité qu'il était important, au moment où plusieurs commerces se sont déplacés, de conserver cet équipement public au centre du bourg.


  • L'allocution de Jean-Luc Fraisse, maire d'Allègre

Monsieur le Secrétaire général, sous-préfet de l'arrondissement,
Monsieur le Député,
Monsieur le Président de l'Association des Maires,
Madame la Conseillère générale et régionale, représentant le PCG,
Madame et Messieurs les maires,
Mesdames Messieurs les conseillers municipaux,

Mesdames et Messieurs les anciens élus,

anciens conseillers généraux,
anciens maires,
anciens conseillers municipaux,

Mesdames et Messieurs les représentant des corps constitués :

Monsieur de chef de la brigade de gendarmerie, l'Adjudant Antonin,Monsieur le Chef du Corps de Sapeurs-pompiers, représenté par le Major Jean-Marc Allès,

Mesdames et Messieurs les présidentes et les présidents d'associations,
Mesdames et Messieurs,
Mes Chers Amis,

Je vous remercie d'avoir répondu en nombre à notre invitation pour cette inauguration des locaux rénovés de la mairie d'Allègre.

La commune et le conseil municipal ont souhaité marquer, à travers cette manifestation, l'achèvement d'un projet long et important dont je vais, si vous le permettez, retracer la genèse et les étapes de la réalisation.

En effet, initié sous mon premier mandat, il n'a véritablement commencé qu'après les dernières élections municipales, en 2008. C'est dire qu'il a quand même fallu quatre ans pour mener cette opération, dont 18 mois de chantier.

Car la décision fut longue à prendre et demanda bien plus de temps que le chantier lui-même.

La décision fut longue à prendre car, à ma grand surprise, je me suis rendu compte que la rénovation d'une mairie n'est pas une décision populaire.

  • La nécessité de procéder à cette rénovation paraissait, pourtant, s'imposer d'évidence: le bâtiment donnait une mauvaise image de la commune; les locaux n'étaient pas fonctionnels: mauvaise distribution, mauvaise acoustique, pas d'accessibilité aux handicapés, pas d'isolation thermique. A titre d'exemple, les huisseries laissaient passer l'air (l'hiver, il fallait bien choisir sa place!). Et tout à l'avenant: le club des Aînés était en étage, la bibliothèque était installée en sous-sol, dans un local peu confortable, les adjoints n'avaient pas de bureau, le bureau du maire faisait 8 m², etc.

Pourtant, le projet se prêtait aisément à la critique, surtout, au début, sur le thème, « trop cher, pas indispensable, il y a mieux à faire avec l'argent de la commune », et la solution alternative que l'on nous proposait était un simple ripolinage qui n'aurait rien réglé pour l'avenir.

Durant le chantier, les critiques avaient changé. Elles étaient plutôt du genre : « il y a plus de sous à la commune, la mairie a tout pris (comme si la notion de budget prévisionnel n'existait pas dans les finances communales !) ; il y a plein de dépassements et de malfaçons ».

Maintenant que le projet est achevé et que chacun peut juger le résultat, c'est bizarre, on n'entend beaucoup moins de critiques. C'est bien connu, « quand l'enfant est né, tout le monde veut être parrain ! ».

  • Pourtant, il fallait bien la conduire, cette opération, ne serait-ce que pour remédier aux défauts flagrants que j'évoquais à l'instant. Mais aussi pour des raisons de fond.

Dans notre démocratie, la mairie est l'endroit où l'on se rend pour accomplir des actes importants de la vie : naissances, mariage, décès, où sont mis en œuvre les secours envers les plus faibles et la solidarité entre tous. C'est aussi le lieu où le peuple exerce un pouvoir acquis de haute lutte : celui de prendre les grandes décisions concernant sa propre vie, celui de désigner ses représentants qui exerceront la souveraineté en son nom et sous son contrôle ; c'est aussi le lieu où celles et ceux qu'il a désignés « règlent, par leurs délibérations, les affaires de la commune ». C'est, enfin, là que l'on garde la mémoire de cette vie locale.

Bref, il a fallu batailler ferme avant que la décision ne soit prise par une étroite majorité. A ce propos, je tiens à remercier les conseillers municipaux qui ont été fidèles à l'engagement que nous avions pris devant les électeurs. Je tiens aussi à remercier M. le Secrétaire général qui, avec son expérience, m'avait assuré que notre projet était bien dimensionné, économe et adapté à la situation de la commune ; c'est pour cette raison que l'Etat l'a subventionné. C'est un argument qui, à défaut de convaincre nos contradicteurs, nous a confortés dans notre détermination.

Une fois la décision prise, il a fallu la mettre en œuvre , c'est-à-dire jouer notre rôle de maître d'ouvrage. Ce furent successivement :

L'élaboration d'un programme précis et détaillé, fruit d'une longue réflexion et fondé sur la pratique des différents usages du bâtiment : celui-ci, en effet, accueille outre la mairie, mais un local Solidarité, ainsi que l'assistant social du Conseil général (que nous logeons gratuitement), le club des Aînés ruraux, la médiathèque à laquelle nous avons donné le nom de Germaine Tillion, née à Allègre. Les locaux de la mairie proprement dits représentent à peine un tiers de la surface utile totale.

Cette phase de la programmation, trop souvent négligée par les maîtres d'ouvrage, est la clé de tout, et notamment d'un bâtiment adapté à son usage et, surtout, du respect du budget (montant des avenants : 1% du montant des marchés !).

  • Le choix d'un bon architecte: après appel d'offres, puis étude du dossier de références et visite des réalisations des candidats, c'est le cabinet Jean-François Panthéon, de Clermont-Ferrand, qui a été retenu. Il est l'auteur de plusieurs réalisations dans le département qui ont emporté notre adhésion, dont le musée de Saint-Jacques de Compostelle, au Puy-en-Velay, qui est inauguré à cette même heure, ce qui explique son absence parmi nous, ce matin, ainsi que celle Pdt du Conseil général. C'est une collaboratrice de l'agence, Audrey Sugier, qui a suivi le chantier et que je salue et remercie.

Au vu du travail réalisé, je tiens à dire que je me félicite que nous ayons effectué ce choix.

  • Le montage d'un plan de financementqui, au final, fut le suivant :

Dépenses

Travaux (tranches 1 et 2)

500 000 €

MOE

55 000 €

Frais divers : bureau de contrôle ; coordination SPS ; repérage amiante et plomb ; publicité, reprographie

10 000 €

Montant HT

568 000 € HT

TVA

111 000 €

TOTAL

680 000 € TTC

Recettes

État : DGE 2010 et DETR 2011

104 000 €

Conseil général :

CG2D 2ème génération

35 000 €

CG2D 3ème génération

0 €

Réserve parlementaire

0 €

FCTVA (emprunt-relais à N+2)

105 000 €

Emprunt-relais : vente de la cure ( à 2012)

125 000 €

Emprunt

270 000 €

Je précise qu'il s'agit bien de 568 000 € et, une fois les subventions déduites et la cure vendue, de 270 000 € et pas plus, comme on l'entend parfois encore.

  • Le choix des entreprises:

Lot

Entreprise

Siège

Maçonnerie

Ampilhac et fils

Allègre

Traitement de charpentes

Allemand

St-Geneys-près St-P.

Couverture-zinguerie

Philippe Chabanne

Allègre

Étanchéité

MR Étanchéité

Vals-près-le-Puy

Isolation extérieure

Multi-façades

Le Puy-en-Velay

Serrurerie

Métallerie de l'Arzon

Craponne-s/Arzon

Menuiseries extérieures et intérieures Bois

Entreprises Chapuis-Philippe Chabanne

Le Puy-en-Velay/Allègre

Menuiseries extérieures-Aluminium

Plâtrerie-peinture

MPP

Le Puy-en-Velay

Carrelage faïence

Billard

Solignac /s-Roche

Sols souples

Gimbert

Chadrac

Ascenseur

Auvergne Ascenseur

St-Germain-Laprade

Plomberie-sanitaire

Laurent et Saintenac

Solignac-s/Loire-La Chapelle-Bertin

Chauffage-VMC

Électricité courants faibles

Bruno Favier

Allègre

  • Et, enfin, dernière étape, un suivi «de près», par le maître d'ouvrage, des études et du chantier... jusqu'aux ultimes phases de la réalisation de ce projet.

Le résultat est là , que vous avez pu constater au cours de cette visite :

  • Une véritable réussite : un bâtiment clair,

fonctionnel,

où il est agréable de se rendre, de se réunir ou de travailler, selon le cas

qui donne une image dynamique de la commune,

  • et des remerciements que nous devons à:

- l'État, représenté par M. le Secrétaire général, pour son aide avisée ;

- au Conseil général, en espérant que la situation que nous avons décrite alimentera la réflexion des responsables départementaux ;

aux différents intervenants à ce chantier : équipe de maîtrise d'œuvre et entreprises. Il ne faut pas oublier que ce sont eux qui, par leur travail, ont fait de ce projet une réalité

-  et, enfin, les conseillers municipaux qui ont permis que ce projet se réalise, au 1er rang desquels, mon 1er adjoint, Gilbert Meyssonnier, qui, a en outre, suivi de très près le chantier... sans oublier, cela ne surprendra personne ici, à Allègre, notre secrétaire de mairie qui, comme à son habitude, s'est fortement impliquée non seulement dans le chantier, mais aussi dans les déménagements successifs et dans l'ameublement et l'équipement du nouveau bâtiment. C'est à elle, en grand partie, que l'on doit le respect de l'enveloppe financière et la réussite de cette opération.

Voilà, Mesdames et Messieurs, Mes chers amis, ce que je souhaitais vous dire à l'occasion de cette petite manifestation au terme de laquelle j'ajouterai deux réflexions personnelles :

  • L'achèvement d'une opération de construction, la fin d'un chantier, c'est toujours, un peu, la fin d'une belle aventure humaine parce que rien n'est jamais donné: du côté de la maîtrise d'ouvrage, il faut toujours se battre pour convaincre les différents interlocuteurs, pour rassembler les financements, pour que le chantier soit maîtrisé; du côté de la maîtrise d'œuvre et des entreprises, il faut produire concrètement un bâtiment, coordonner l'action des hommes et des entreprises, gérer des relations humaines.
  • Au-delà de cette réalisation, un maire ne peut ne pas s'interroger sur les activités qu'une telle réalisation aura à abriter dans le futur, ce qui revient à s'interroger sur l'évolution de l'institution communale. On sent bien que l'État se retire et entend passer le relais à d'autres institutions, sans doute au niveau intercommunal. Et _ on l'aura compris à la lumière de mes propos précédents _ ce n'est pas sans une certaine inquiétude que nous nous interrogeons sur les points suivants :

- la définition du périmètre des compétences qui subsisteront à l'échelon communal ;

- l'échelle pertinente pour ces regroupements intercommunaux, ce qui nous renvoie au débat que nous avons esquissé, l'an dernier, sur le schéma départemental de coopération intercommunale ;

- et surtout remédier au déficit démocratique que l'on constate dans le fonctionnement de l'institution intercommunale.

Mais il s'agit-là de problèmes d'un autre ordre et qui se débattront dans d'autres enceintes.

Aujourd'hui, nous sommes tout à note joie, pour célébrer un moment important dans la vie de la commune. Nous avons essayé d'en faire une fête pour tous les habitants d'Allègre.

Après tout, c'est leur maison commune que l'on inaugure ! Et ils l'ont bien méritée !

Alors, vive Allègre

Et vive la République !

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Quelques photos de la nouvelle mairie