Index de l'article

 La maison de santé pluridisciplinaire

 

maison-santé-1

maison-santé-4

maison-santé-2

maison-santé-3

 

 photos de l'intérieur prises le 28 janvier 2014

Ceci est un plan interactif - cliquez sur les différents symboles en forme de triangle

  accueil1 accueil2 accueil3 accueil4 accueil5 accueil6 accueil7 accueil8 salle attente1 salle attente 2 sanitaires salle attente 3 salle attente 4 extérieur couloir dentiste couloir ADMR dentiste 1 dentiste 2 ADMR Grande salle ADMR grande salle 2 ADMR direction Salle de réunion Salle de réunion 2 Salle des infirmières 1 Salle des infirmières 1a Cabinet médical 1 Cabinet médical 1b Cabinet médical 2 Cabinet médical 2b Médecin spécialiste 1 Médecin spécialiste entrée salle infirmières 2 et kiné entrée médecins 2 et spécialiste couloir docteurs infirmières kiné Salle des infirlières 2 Salle kiné 1 Salle kiné 2 Salle kiné 2a Salle kiné 2b Salle kiné 2c Salle kiné 2d Couloir médecins infirmières kiné

plan de la maison de la santé

19 mars 2010 : l'état d'avancement du projet

 

Depuis le début du mandat et avec le soutien actif de la conseillère régionale et générale du canton, Marie-Agnès PETIT, la municipalité d'Allègre, cherche, dans une préoccupation d'aménagement du territoire, à conjurer les effets conjugués de deux phénomènes apparus il y a quelques années, mais dont le développement pourrait entraîner de graves conséquences pour cette partie nord du département de la Haute-Loire : il s'agit, d'une part, du vieillissement de la population, qui entraîne une demande croissante de soins, et, d'autre part, de l'âge grandissant des médecins généralistes dans un contexte de raréfaction des installations de jeunes praticiens en milieu rural.

Il est vite apparu que les solutions parfois évoquées, notamment celle consistant à faire venir, à grand frais et de pays moins développés, des professionnels de santé, n'étaient pas acceptables, que ce soit sur le plan moral (mobilisation des ressources humaines des pays les plus pauvres) ou sur celui de l'efficacité (méconnaissance de la culture et de la langue, difficultés d'adaptation). Au contraire, la solution de la maison de santé pluridisciplinaire, avec la modification des modes d'exercice de ces professionnels et les « gains externes » et qualitatifs qu'elle génère, était plus adaptée et beaucoup plus durable.

Cette approche a rencontré une prise de conscience similaire chez les professionnels de santé, ce qui a permis à ces deux partenaires, élus et professionnels, d'engager une réflexion commune.

La commune d'Allègre et la communauté de commune des Portes d'Auvergne ont déposé, le 12 juin 2009, auprès de l'Agence régionale d'Hospitalisation (ARH) et de l'Union régionale des Caisses d'Assurance-Maladie (URCAM), un dossier de demande de subvention au titre du Fond d'Intervention pour la Qualité et la Coordination des Soins (FIQCS).

A la suite de cette demande, le 4 décembre 2009, l'URCAM et l'ARH ont labellisé et retenu notre projet en vue d'une étude de faisabilité plus approfondie qui a été confiée au Cabinet Deloitte. Une cartographie de l'ensemble des projets retenus sur la région Auvergne a été établie, sur  laquelle figure notre projet ; l'Etat et les collectivités territoriales susceptibles d'apporter un soutien aux projets retenus ont été informés de cette démarche et invités à participer à un groupe de travail chargé de nous aider dans la finalisation de notre projet.

Au vu du rapport de diagnostic et d'évaluation des besoins de santé sur notre territoire établi par le Cabinet Deloitte dans le cadre de la 1ère phase de sa mission, il est apparu que, à ce stade, les conditions de faisabilité et de viabilité de notre projet semblaient réunies. Le bureau de la MRS a donc donné son accord, le 1er février, pour passer à la phase 2 d'accompagnement de notre projet par le cabinet Deloitte.

Dans ce cadre, nous avons continué à travailler sur la formalisation du projet de santé (modalités de prise en charge des patients), la définition des conditions de travail collectif (règlement intérieur) et l'étude de programmation (prise en compte des besoins du projet de santé dans le projet architectural) ; sur ces points, la réflexion conduite en commun par les professionnels de santé et les élus est bien avancée et laisse espérer une mise au point rapide de ces documents. Nous engageons maintenant l'étude des modes de gestion (aspects juridiques et financiers) et la mise au point du plan de financement.

JLF 19 03 2010

10 juin 2011 : le point sur le projet de maison de santé

 

En janvier dernier, le projet a fait l'objet d'une décision de principe favorable de la part de la Région Auvergne pour l'attribution d'une subvention de 288 000 € au titre du Fonds régional d'Aménagement et de Développement durable du Territoire (FRADT) à prendre sur l'enveloppe de 420 000 € prévue pour la Communauté de communes des Portes d'Auvergne.

L'attribution de cette subvention importante nous a permis de « boucler » le plan de financement de la Maison de santé et nous a donné des garanties sur la réalisation de cet équipement.

Il serait exagéré de dire que cette décision a été bien reçue par toute le monde, y compris par ceux qui, ayant de gros besoins pour réaliser, sur le territoire de la CCPA, un très gros équipement auraient bien aimé capter la quasi-totalité de l'enveloppe... Il y eut même des tentatives, pour essayer de faire remettre en cause cette décision. Mais notre dossier était solide et, ces tentatives n'ayant pas abouti, le contrat Auvergne + officialisant et sécurisant l'attribution de cette subvention a été signé, le 8 avril, entre le Pays du Velay et la Communauté de communes.

Parallèlement, nous avons lancé les études en vue de la conception du projet, avec le cabinet d'architectes Trinh et Laudat, de Saint-Flour, qui avait été retenu en novembre. Au même moment, le Casino, avec lequel nous étions en pourparlers depuis un an pour l'inciter à venir s'installer à proximité de la Maison de santé, nous a fait connaître ses conditions : compte tenu du caractère récent de son implantation actuelle, le coût restant à la charge de la commune était trop important, surtout que cela amenait ce grand groupe français de distribution à demander une participation importante à une petite commune rurale comme la nôtre. Cette issue a permis d'envisager l'implantation sur place du commerce d'Alain et Patricia Rocher qui aujourd'hui partie du projet sur lequel nous travaillons.

Le 12 mai, les architectes ont présenté aux futurs utilisateurs une esquisse qui fait actuellement l'objet d'une réflexion de la part de ceux-ci, avant d'enclencher le processus de mise au point du projet : avant-projet sommaire, avant-projet détaillé, dossier de consultation des entreprises, appel d'offres. Cette phase d'études devrait se dérouler jusqu'à la fin de l'hiver prochain, de manière à pouvoir démarrer les travaux au printemps 2012 et à disposer, pour l'hiver 2012-2013 d'un bâtiment clos et couvert où les entreprises pourront travailler en vue d'une ouverture au printemps 2013.

Parallèlement, des investisseurs privés se sont positionnés à proximité du projet, ce dont nous nous félicitons et les félicitons, reconnaissant dans leurs projets une belle preuve de foi dans le regain d'activité que la MSP apportera à la commune.

Sachant que d'ici le 1er janvier 1013, les 3 stations d'essence du canton devront fermer, nous avions envisagé la construction d'une station automatique à proximité (en face de la gare). Malheureusement, nous n'avions pas la maîtrise foncière, le propriétaire demandait un prix élevé et le terrain n'était pas dépollué. Ces problèmes ont pénalisé notre projet, tandis que la commune de Monlet a souhaité adosser une telle installation au garage qu'elle a en projet de construire. La faible distance entre les deux bourgs nous a amené à penser que le service serait assuré dans des conditions correctes, d'autant que l'abandon nous évitait de réaliser investissement non négligeable (de l'ordre de 180 000 €).

JLF 10 06 2011

Septembre 2012 : à l'occasion du début des travaux ,

la présentation générale du projet

  • Genèse du projet

Dès 2008, la municipalité a cherché, dans une préoccupation d'aménagement du territoire, à conjurer les effets conjugués de deux phénomènes dont le développement pourrait bien entraîner des conséquences graves pour l'attractivité de notre territoire. Il s'agit du vieillissement de la population, qui entraîne une demande croissante de soins, et de l'âge grandissant des médecins généralistes dans un contexte de raréfaction des installations de jeunes praticiens en milieu rural.

Il est vite apparu que les solutions telles que celle consistant à faire venir, à grand frais, de pays moins développés, des professionnels de santé, n'étaient pas acceptables aussi bien moralement (mobilisation des ressources humaines des pays les plus pauvres) qu'en termes d'efficacité (méconnaissance de la culture et de la langue, difficultés d'adaptation). Au contraire, la solution de la maison de santé pluridisciplinaire, avec la modification des modes d'exercice des professionnels qu'elle génère, est plus adaptée et beaucoup plus durable. Il ne faut cependant pas s'y tromper : c'est une condition nécessaire pour garder des professionnels de santé sur notre territoire, mais ce n'est certainement pas une condition suffisante. Il ne s'agit pas de conduire un projet purement immobilier consistant à offrir des locaux aux professionnels, mais d'offrir au-delà de certains services (un secrétariat, des équipements communs), les conditions d'un exercice professionnel d'un nouveau type préfigurant les évolutions à intervenir.

Parallèlement, cette approche a rencontré une prise de conscience similaire chez les professionnels de santé, ce qui a permis à ces deux partenaires, élus et professionnels, d'engager une réflexion commune.

A partir de cette démarche, une phase de recherche documentaire et d'expériences pratiques s'est déroulée de laquelle il est ressorti la conviction que la mise en place d'une maison de santé ne saurait se résumer à un projet immobilier « porté » par les seuls élus, comme cela a été le cas dans le département jusqu'à présent, et que l'adhésion des professionnels de santé aux modes d'exercice qu'implique le fonctionnement d'une maison de santé pluridisciplinaire constitue un préalable indispensable.

C'est pourquoi, la commune a associé très tôt les professionnels à la mise au point d'un projet de soins et à la réflexion sur le programme architectural du bâtiment. Une première esquisse a été validée, sur appel d'offres, par l'Agence régionale de Santé, établissement de l'État chargé de la mise en œuvre de la politique de santé dans la région.

Cet agrément a permis de réunir des financements de l'Etat, de la Région et de l'Europe.

Un terrain a été retenu, le square du monument aux Morts, choisi pour sa bonne desserte routière et pour sa proximité de la pharmacie ; un programme architectural a été défini, prévoyant les différents locaux qu'abritera la maison de santé ; un architecte a été recruté sur appel d'offres ouvert, le cabinet Trinh et Lauda, de Saint-Flour ; des entreprises ont été retenues pour exécuter les travaux.

  • Le site

Le terrain choisi pour l'implantation est un terrain de 1 700 m² environ, propriété de la commune, situé place Dr Gallaud, au carrefour de la RD 13, de l'avenue de la Gare et de la route de Châteauneuf.

plan d'ensemble

photomontage 1

photomontage 2

NB : les images ci-dessus ont été élaborées au stade de l'esquisse, c'est-à-dire au début de l'étude du projet. Elle est ici présentée pour permettre au visiteur d'avoir une idée de l'emplacement du bâtiment.

Certains détails ont ensuite été modifiés : le monument aux Morts sera bien maintenu sur place ; la pente de la toiture sera orientée dans l'autre sens (de l'Est vers l'Ouest) ; il n'y aura pas de commerce sous la maison de santé.

Pour avoir une image exacte du projet, voir l'image de synthèse qui suit.

  • Le projet architectural

Architecte-conducteur de travaux

Trinh et Laudat/Saint-Flour

OPC

IGETEC/Aurillac

Economiste

EKO/ Saint-Flour

Bureau de contrôle-SPS

APAVE/Chadrac

BE Etudes de sons

FONDASOL/Clermont-Ferrand

Nous avons demandé à l'architecte de soigner particulièrement l'implantation et la conception du projet afin de structurer cet espace qui a un rôle urbain important : cette entrée Sud constitue le premier contact que le visiteur venant du chef-lieu du département a avec le bourg ; or, après avoir joui d'une vue flatteuse pendant toute l'approche du bourg, force est de constater qu'il ne peut actuellement qu'être déçu par la réalité qu'offre ce carrefour. De plus, celui-ci a également une fonction importante en matière de stationnement (proximité de la pharmacie) et du point de vue de la circulation routière puisqu'il dessert la zone d'activité de la route de Châteauneuf et qu'il doit supporter un transit routier non négligeable (bois et matériaux de TP entre Saint-Paulien et La Chaise-Dieu, ou Fix-St-Geneys et Craponne).

Maison de la santé en image de synthèse
(image de synthèse, Cabinet Trinh et Lauda/Saint-Flour)

La maison de santé, d'une architecture résolument contemporaine, mais sans excès, s'inscrira dans la trame urbaine. Sur sa façade Nord, elle sera mitoyenne du monument aux Morts, qui ne change pas de place. Côté Sud-est (route du Puy), elle marquera l'entrée du bourg et donnera une image dynamique de la commune. Côté Ouest, elle délimitera une nouvelle place desservant la pharmacie et les commerces.

La construction est de plain-pied avec la route, permettant une accessibilité de l'ensemble des locaux médicaux.

Les différents bureaux sont distribués autour d'une salle d'attente commune avec double circulation des patients entrants et sortants.

  • Les surfaces (APS août 2011)

tableau des surfaces

  • Plan de financement (au stade du DCE 30 03 2012)

Dépenses

Travaux

840 600.00€

Maîtrise d'œuvre

65 520.00€

Frais annexes (levé topo, études de sol, missions SPS

et de contrôle, publicité, reprographie..)

24 480.00€

Total HT

930 600.00€

TVA

182 397.60€

Total TTC

1 112 997.60€

Recettes

Conseil Régional

288 000.00 €

30.95%

Etat (DDR)

150 000.00 €

16.12%

Europe (FEDER)

206 871.00 €

22.23%

Communauté de communes

70 000.00 €

7.52%

Ministère de l'Intérieur (RP)

21 000.00 €

2.26%

Total des aides publiques

735 871.00€

79.07%

Commune Allègre (autofinancement)

194 729.00 €

20.93%

 

930 600.00€

100.00%

  • Les entreprises

Lots

Entreprises

Montants HT

Terrassement - Gros œuvre

Ampilhac et fils/Allègre

236 671

Enduits extérieurs - Isolation

Multifaçades/Le Puy-en-Velay

31 290

Charpente - Ossature - Bardage bois

Charpentiers casadéens/LCD

62 500

Couverture - Bardage - Zinguerie

Option papillons arrêt neige

Crépin Christian/Retournac

61 860

(+788)

Etanchéité

MR Etanchéité/Vals-près-Le Puy

18 000

Menuiseries aluminium - Occultation

Option contrôle d'accès

Chapuis et Chabanne/Le Puy-en-Velay et Allègre

50 648

(+749)

Menuiseries intérieures

34 070

Cloisons - Plafonds - Isolation

Céton/Brives-Charensac

49 106

Faux-plafonds

11 263

Carrelages - Faïences

Chambon Franck/Le Puy-en-Velay

17 934

Peinture

Céton/Brives-Charensac

17 676

Revêtements de sols collés

Sol et Plus/Cussac-sur-Loire

23 851

Electricité - Courants forts et faibles - Alarme inc.

Option portier vidéo

Favier Bruno/Allègre

74 523

(+ 4 075)

Chauffage thermodynamique

Climtec/Cournon

54 918

Plomberie - Sanitaire - Ventilation

Escudero et fils/Le Puy-en-Velay

33 862

TOTAL HT

(+ options)

778 177

(+5 612)

  • Les abords

Il était inconcevable d'implanter la maison de santé sur le terrain tel qu'il est actuellement. Il convenait donc de restructurer ses abords immédiats (enterrement des réseaux d'eaux pluviales et usées, lignes électriques et téléphoniques, revêtements de surfaces), mais aussi, pour des raisons techniques, de la place Dr Gallaud et de l'ensemble de l'avenue de la Gare jusqu'au pont d'intersection de la RD40 (route Fix) et du chemin de fer.

Ces travaux sont en cours de conception par les cabinets Osmose paysage (Ysssingeaux) et AB2R (Brives-Charensac).

  • Le calendrier

La construction du bâtiment commencera à la fin du mois de septembre 2012. Le planning prévoit, hors intempéries, un délai de 12 mois.

La restructuration des espaces publics de la place Dr Gallaud et de l'avenue de la Gare commencera, elle, en 2013.